|
|
|
|
||||||||||
|
|
|
|
||||||||||
|
|
|
|||||||||||
Vivaha - Le sens littéral de Vivaha s’agit de prendre la fille d’une manière spéciale dans un but spécifique, tel que se marier avec elle.' La cérémonie de mariage est une des plus anciennes et plus importantes cérémonies. Kanyadana s’agit de donner sa fille en mariage ; auparavant, c’était considéré comme un des plus grands sacrifices de l’homme. Il s’agissait aussi d’un sacrifice réalisé par le marié afin d’éterniser sa descendance, et ainsi d’accomplir ses obligations vers ses pitras. Alors que la notion de renaissance est devenue plus importante, le besoin de rejeton est aussi important. Les rites de funérailles et Shrada qui assuraient une place au paradis et enfin menaient à la salvation, pouvaient uniquement être réalisées par le fils. Et donc, l’importance au mariage pour achever cet objectif. En faisant du mariage un sacrement, les hindoues ont élevé l’union physique jusqu’à une dimension spirituelle.
Préalablement simple, la cérémonie de mariage a évolué en rituel complexe pour renforcer la famille élargie. Un mariage hindou prescrit une fonction rituelle pour toutes les associations familiales importantes. C’est donc normal, que la famille se rassemble pour tous les mariages de familles afin d’accomplir leur rôle. Alors, un mariage cherche à consolider les liens entre famille. Actuellement, il se peut que le mariage soit l'évènement le plus important pour toutes les familles, reflétant ainsi les couleurs régionales qui superposent les rites Védique de base, par rapport aux divers Paddhatis locaux. Un muhurta est actuellement toujours choisi dépendant de la période de l'année et des horoscopes des mariés. Les préparations du mariage commencent bien à l'avance. En général, le mariage est réalisé chez la mariée, soit dans un jardin ou un hôtel, ou dans une salle de mariage proche de chez elle. Toutes les familles se réunissent, avec des soirées où l’on chante, danse et déguste. Le jour avant le mariage, la mariée et ses amies, ainsi que les femmes de sa famille fêtent la cérémonie de Mehendi, où l’on décore les mains et les pieds avec du henné. Les autres femmes, le marié et la belle-famille plaisantent avec la mariée en chantant et en dansant.
Un dais est installé au lieu de mariage (appelé mandapkarana) le jour de la cérémonie, au sein duquel les rites sont réalisés. Il s’agit généralement d’un cadre en bois avec un tissu pardessus. Les poteaux du cadre sont décorés avec des fleurs.
Comme ses vêtements, les ornements de la mariée varient aussi selon la tradition locale. Cependant, la plupart des mariées portent des colliers, des boucles d’oreille, des bracelets, des bagues, des piercings au nez, des chaînes de cheville, et des bagues d'orteil. Les ornements tels que les brassards, les tikkas (sur le front), les hathaphulas (sur la main), et les ceintures, bien qu’ils sont traditionnellement importants, sont facultatifs et dépendent de la région. Traditionnellement, la mariée portait aussi des ajouts naturels. Par exemple, du henné sur ses ongles pour les rendre rouges. On ajoutait du mascara sur ses yeux et de l’eau parfumée. Maintenant, la plupart des femmes utilisent des produits de beauté et des parfums de marques reconnues. Au sud de l’Inde, les fleurs consistaient, et le sont toujours, de l’ornement le plus important, alors qu’au nord, on commence à redécouvrir cette coutume. La plupart des mariés du nord portent un shervani avec un churidar pyjama, un costume bandha gala, ou alors un costume occidental. Les turbans sont très populaires chez le marié et les membres importants de son entourage. Au sud, les mariés portent soit un veshti traditionnel (dhoti) et un djubba (kurta), ou un costume à trois pièces. Les mariés du nord portent aussi un sehera, qui s’agit d’un voile en fleurs attaché au turban, afin de cacher leur visage contre la malchance. Le sehera (seherabandi) symbolise la présence de Vishnu dans le marié. Cette symbolisation est nécessaire, parce que la fille donnée en mariage, soit le Kanyadana, ne peut être sacrifiée qu’à un dieu.
Le rite prochain s’agit de milni ou milai, qui s’agit de la ‘rencontre’. Les membres de la famille de la mariée sont introduis formellement aux membres de la famille du marié. Avant le mariage réel, on annonce aux invités les noms des ancêtres des mariés, avec le gotra et pravara (il s’agit de la coutume de gotrachara). Ceci permet d’affirmer les ancêtres et l’état social des deux familles. La prochaine étape s’agit de Jaimala, lorsque la mariée et le marié s’échangent des guirlandes autour de leurs cous pour une acceptation officielle. Jai est définit en tant que ‘victoire’ et mala fait référence à la ‘guirlande’. Cette coutume est une partie très importante de la cérémonie de mariage, mais il n’est pas indiqué dans les Védas. Son origine parvient probablement du svayamvara.
Ensuite, les mariés s’assoient sur le dais en face de la fosse sacrificielle, soit le feu du Havana. La mariée s’assoit à droite du marié. Les parents de la mariée s’assoient à sa droite, le prêtre s’assoit en face d’eux, à gauche du marié. Au centre, il y a le feu, Agni. Maintenant, c’est le moment du Kanyadana. Le père de la mariée, soit le grand-père ou le frère si le père est absent, la donne au marié. En premier temps, le père de la mariée la donne symboliquement à Vishnu. Le prêtre invoque le dieu à travers les mantras. Le père de la mariée place les mains de sa fille sur les mains du marié, un symbole qui représente le transfert de responsabilité de la fille envers le marié. Le marié assure qu’il ne décevra pas son dharma, Martha, ou kama. Ensuite, au sud de l’Inde, le marié attache une tali (voir Mangalasutra) autour du cou de la mariée. Ce rite est devenu le point crucial de la cérémonie de kanyadana. On continue ensuite avec le rite de agni pradakshina, où les mariés tournent sept fois autour du feu sacrificiel. Ceci s’agit des pheras notifiant leur union. On chante des mantras Védiques, et on fait des offrandes au feu pour des demander des bénédictions alors que le couple marche autour du feu. Lors des premiers trois tours, la mariée marche avant le marié. Le marié marche devant elle lors des quatre derniers tours. Après chaque tour, ils s’assoient et le prêtre chante des mantras appropriés. Agni signifie littéralement le ‘feu’. Ce dieu védique s'agit de la représentation des trois formes de feu: le soleil, l’éclair, et le feu sacrificiel (Yagya). Durant l’ère de Sutra, les dieux Agni, Indra et Surya ont constitué la triade Védique. A l’exception de Indra, la plupart des hymnes sont dédiés à Agni dans les Védas. On a inévitablement déifier le feu à cause de son importance: grâce au feu, on peut cuisiner, on peut illuminer la nuit et on peut chasser les esprits malveillants présents dans l’obscurité. Le feu donnait de la chaleur et chassait les animaux. Cependant, au cours du temps, cette triade a été remplacé par le Trimurti. Agni est maintenant vénéré plutôt comme un purificateur divin et médiateur au lieu d’un dieu absolu qui représente les oblations faites envers le feu sacrificiel pour les dieux. Puisqu’on utilise le feu dans toutes les cérémonies importantes, on révère Agni comme un témoin divin. Un mariage hindou est donc pleinement consacré lorsque le feu est témoin ('agnisakshi'). Toutes les offrandes sont mises dans le feu au nom de l’épouse de Agni, Svaha. La légende indique que une fois, Svaha a demandé à Agni d’assurer que leur connexion serait éternelle. Donc, Agni a déclaré que toutes les offrandes émises aux dieux à travers le feu seraient à son nom. Alors, après toutes oblations, les prêtres invoquent son nom 'Svaha'. Agni est aussi décrit en tant que Dhumaketu ('celui auquel son signe est la fumée'), Saptajihva ('sept langues'), Hutasa ('dévoreur d’offrandes') et Rohitashva ('qui possède des chevaux rouges'). On dit qu'il a des dents en or, avec des cheveux enflammés. Plusieurs Puranas indique que le père de Agni était Brahma ou ses parents étaient Dyaus et Prithvi. O croit que le Agni Purana a originalement été transmit par Agni au Sage Vasishtha afin de l’instruire sur plusieurs sujets. En outre de la glorification de Shiva, celui-ci décrit les manières de réaliser une vénération, les responsabilités d’un roi, l’art de la guerre, la médicine, la grammaire et la poésie. Cependant, quelques érudits évoquent que ce Purana n’est qu’une anthologie d’anciens travaux. Lors des pheras, la mariée doit se placer sur une pierre, pour symboliquement absorber sa fermeté, pour être loyal et fidèle envers son mari.
On commence maintenant la plus importante partie de la cérémonie de mariage, le saptapadi, où le couple doit prendre sept pas ensemble, vers le nord, et ensuite, la mariée doit se placer à gauche du marié, afin que son côté droit ‘fort' fait face au monde. Juridiquement, le mariage est maintenant officiel, dans le cas des Paddhatis qui comprennent le saptapadi. La légende indique que lors du mariage entre Shiva et Parvati, Shiva a demandé à Parvati de se mettre à sa gauche après le agni pradakshina, pour symboliser qu’ils étaient mariés. Parvati a répondu qu’elle n’allait pas accepter ce mariage tant que Shiva n’accomplirait pas ses sept vœux. Shiva a émit sept stipulations auxquelles Parvati a accepté, et ensuite elle s’est mise à sa gauche. En prenant chaque pas, la mariée et le marié prient pour l’alimentation, la force, la fortune, le bonheur, le rejeton, le bétail et la dévotion. Le couple est maintenant considéré marié. On jette un peu d’eau bénite sur la mariée. Ceci est fait pour la purifier des péchés antérieurs et de la nettoyer, pour la préparer à sa nouvelle vie. Au nord et à l’est, on suit le rituel où le marié ajoute de la sindoora, ou une poudre cinabre, sur la raie de cheveux de la mariée (Le rite s’appelle sindoordana). Le mari trempe sa bague dans la poudre cinabre et trace une ligne à partir du centre de la raie de cheveux de sa femme jusqu'à son crâne.
La cérémonie est maintenant terminée. Les invités jettent des pétales de fleurs sur les nouveaux mariés et le couple quitte le mandapa. Ils prennent la bénédiction des personnes âgées en touchant leur pied et ils sont félicités par tout le monde présent. La mariée quitte vers sa nouvelle maison, elle dit ses aux revoirs à sa famille (vidai qui signifie 'au revoir'). Elle appartient maintenant à une autre famille et plus à ses parents, parce que dans les rites, on lui a donnée. Alors que sa famille est triste, le marié et ses compagnons célèbrent car ils emportent avec eux la réincarnation de Lakshmi. Ils vont vers la maison du marié en dansant et en chantant. Lorsque la mariée arrive dans sa nouvelle maison, sa belle-mère fait une aarati et on l’accueille avec une cérémonie. Elle doit prendre soin de faire son premier pas dans la maison avec le pied droit auspicieux en renversant quelques plantes avec son pied en tant qu’augure pour sa nouvelle famille. Les Smritis reconnaissent huit méthodes de mariage pratiquées à travers le temps. Parmi celles-ci, on ne suit uniquement quelques une actuellement. 1. Paishacha: Le sens littéral signifie 'comme les esprits malveillants'. Les tribaux suivent cette méthode, il s’agit d’un mariage réalisé lorsque la fille était endormie, inconscient, droguée, ou mentalement instable et sans rites religieux. On le considéré comme un mariage du niveau le plus inférieur. On a désapprouvé les premiers quatre types de mariage, alors que les quatre derniers ont été approuvés (prashasta). Il y existait plusieurs autres facteurs qu’on considérait. Bien qu’il existait les mariages entre les différentes castes lors de la période védique, les Grihyasutras (voir Sutras) les interdisaient. Même dans le cas d’une même caste, on préférait une personne qui était en bonne santé, qui était attractive, et qui était d’une bonne famille. Les mariages parmi le même gotra étaient interdits par les lois de consanguinités. A partir des hymnes et des verses de mariage dans les Védas, c’est évident qu’on considérait les individus matures comme prêt pour le mariage. Même les Grihyasutras ont déclaré qu’on ne peut se marier qu’après la puberté. Cependant, subséquemment, on mariait les filles même lorsqu’elles étaient très jeunes. Car au troisième siècle, il y a eu une grande invasion d'étrangers au nord de l'Inde. Afin de sécuriser leurs femmes contre les envahisseurs, les mariages d’enfants sont devenus une norme. Les Smritis ont pris une décision extrême en recommandant que l’âge approprié de mariage pour une fille fût lorsqu'elle était nouveau-née. Le mariage est considéré comme l’origine de tous les sacrifices et les sacrements domestiques. Alors, la plupart des Grihyasutras commencent avec une description de cette cérémonie. On peut tracer l'origine de la cérémonie à l'ère védique comme les védas comprennent des hymnes et des verses à réciter lors de la cérémonie. Depuis lors, on le considère en tant que partie intégrale de la vie, qui unie non seulement cette vie, mais l’après vie aussi. A partir des scripts de Manu, le divorce et le remariage ne sont pas autorisés. La plupart des références aux mariages dans les anciens textes suggèrent que les aryens étaient monogames. Cependant, il existe quelques références de polygame dans le Mahabharata. Actuellement, le divorce ainsi que le remariage est légal, alors que le polygame est considéré comme un crime pour les hindous, d’après la loi.
|
|
|||||||||||
|
|
|
|
||||||||||